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Zoé MACABEY - une marcheuse plein d'avenir !


Questions :

1. Pour commencer, parle moi de la marche athlétique et de ta découverte de ce sport ?

En marche athlétique, il faut être le plus rapide sur une certaine distance. Mais la spécificité de cette discipline, c’est qu’il doit toujours avoir un contact au sol et notre jambe d’attaque doit être tendue lorsque le bassin passe à la verticale au-dessus du pied. Et, c’est la seule discipline en course en athlétisme où l’on est jugé sur “comment on marche”. On peut se faire sanctionner avec un système de cartons jaunes (carton d’avertissement) et de carton rouge qui peut amener à une pénalité de temps si on en prend trois. En 3000m marche par exemple, on peut être arrêté 30 secondes pour une pénalité. Et si l’on obtient un quatrième carton rouge, on est disqualifié. C’est ce qui en fait une discipline très technique, et c’est ce qui me plaît !

Une bonne marcheuse est une bonne coureuse. Jusqu’à maintenant, j’ai fait toutes les préparations hivernales pour préparer les cross avec donc de la course et cela ne m’a pas empêché de répondre présente lors d’une compétition de marche. La course m’apporte la caisse, le fond, le cardio et c’est très complémentaire avec la marche. Cela permet de faire autre chose et jusqu’à maintenant j’en avais besoin pour éviter de se prendre trop la tête et de faire autre chose.

J’ai naturellement pratiqué la marche athlétique car ma famille est très sportive. Ma mère (NDL: Aurélie MACABEY) a été championne de France de marche athlétique. Et, la voir participer aux championnats de France et ramener des médailles, ça donne envie. Du côté de ma mère, mes grands-parents sont également dans la discipline, mon grand-père est juge fédéral de marche athlétique et ma grand-mère est présidente de la commission nationale de marche. De l’autre côté, mon père est également très sportif, il a fait beaucoup de sport et est passé par l’athlétisme, il a fait du 800m. Donc depuis toute petite j’étais baigné dans le sport et je ne me suis jamais posé la question de faire un autre sport.

Ce que j’aime dans ce sport, c’est que c’est toi contre toi-même ! C’est beaucoup de dépassement de soi.

 

2. As-tu un modèle, une personne qui t’inspire pour bâtir ta carrière sportive ?

C’est ma maman qui m’a beaucoup inspiré pour la marche, la voir aux championnats de France, c’était inspirant. En plus, C’est quelqu’un qui ne lâche rien. Et ça m’a beaucoup marqué, lors d’une de ses courses à Angers aux championnats de France Elite, elle n’était pas favorite, mais à la fin de la course elle a fait un 200m à bloc, elle a remonté plein de concurrentes et elle a fini 5ème et cela m’a beaucoup impressionné.

Maintenant, j’aime beaucoup Camille MOUTARD (NDL: médaillée de bronze aux championnats d’Europe Espoirs en 2023), déjà parce que je la connais et la côtoie de temps en temps. Mais aussi parce qu’elle m’inspire beaucoup, car elle est jeune et montre que c’est possible de faire des gros résultats. Elle a quand même participer aux championnats du monde, c’est du haut niveau.

En athlétisme, j’aime également beaucoup Kévin MAYER et Armand DUPLANTIS. Quand j’étais petite j’étais aussi fan de Renaud LAVILLENIE.

 

3. Combien de temps consacres tu à ta passion par semaine ? As-tu le statut de sportive de haut niveau ?

Cette année je suis passée en Cadet (U18) et j’ai quatre entraînements par semaine. Le lundi je fais un footing d’une heure avec un peu de renforcement, le mardi et le jeudi, ce sont des séances de deux heures et le samedi je fais footing et renforcement. Ca me prend entre 7 et 8 heures/semaine.

Oui, depuis Janvier, j’ai le statut de sportive de haut niveau. Grâce à ma performance de début d’année à St Etienne au challenge national des ligues (NDL : 5577m en 30 minutes et 27’02”62 au 5000m).

 

4. Comment gères tu le stress ou la montée d’adrénaline sur ces échéances ? As-tu des routines avant les grands évènements ?

Je suis de nature très stressée. Le stress monte une semaine avant la compétition. Le jour de la compétition, avec le stress je ne peux même pas manger, j’ai la boule au ventre. Après, sur le trajet de la compétition, je demande toujours à mes parents de mettre du reggae, du Bob MARLEY. C’était ma musique pour m’endormir quand j’étais petite, et ça me détresse. Mais quand je commence à m’échauffer, le stress revient et quand j’arrive sur la ligne de départ c’est le pire. Par contre, une fois que la course est lancée, je suis concentrée sur ce que je dois faire et tout va bien.

En fait, je me pose beaucoup de questions avant la compétition: est-ce que finalement je vais réussir, est-ce que je suis capable de faire ça.. Mais maman est là pour me dire que oui j’en suis capable. Et j’ai justement besoin d’être rassuré, j’ai besoin de l’entendre dire que l’on a travaillé, que je suis prête et que je vais y arriver. J’aime bien ma petite routine la veille des compétitions avec mes parents. Quand ce sont les cross avec mon père, et quand c’est la marche, avec ma mère. J’aime bien leur parler. J’aime bien savoir comme ils voient la course, quelles filles je dois suivre, ce que je dois faire, etc.. Ils me mettent un cadre et me conditionnent sur ce que je peux faire et comment je dois le faire. Même si des fois, ce sont des choses que je pourrais me dire, ça me rassure d’être avec eux et qu’ils me le disent.

 

5. Quelles sont les qualités requises pour être une bonne marcheuse ?

Pour moi, ce qui fait beaucoup la différence, c’est la technique ! C’est hyper important, plus elle est irréprochable, plus on peut faire la différence. Pour une marcheuse, la technique c’est indispensable.

Ensuite, il faut être assidu aux entraînements, car c’est là que l’on travaille. Et, il faut avoir confiance en son coach et au processus, moi j’ai totalement confiance en ma coach et je l’écoute.

6. Et toi, quels sont tes points forts ? Ceux-ci t’aident ils dans tes études ?

Je suis quelqu’un de très déterminée. Quand je décide de vouloir faire quelque chose, je mets tout en œuvre pour y arriver.

Ensuite, je n’ai pas peur de travailler. Je travaille beaucoup et j’aime ça.

En plus, je suis très bien organisée donc je peux très bien concillier les cours et le sport. Je n’aime pas perdre mon temps, chaque minute est précieuse et tout est planifiée dans ma tête.

En fait, je m’inflige moi-même une pression parce que j’ai besoin d’être performante dans tout ce que je fais. Même si je sais que je ne peux pas être la meilleure partout, je fais quand même tout pour le devenir.

7. Quel est ton plus beau souvenir sportif ?

Le tout premier souvenir qui m’a marqué, c’est celui de ma maman, aux championnats de France Elite à Angers. En plus ce jour là j’avais pu voir Renaud LAVILLENIE à la perche, à l’époque je l’adorais donc ça fait quelque chose, en plus le stade d’Angers était immense et c’était très impressionnant.

Pour cette course, ma maman n’était pas favorite, elle n’était pas spécialement en tête de course, mais elle n’a rien lâché et au bout de son effort, alors qu’elle était épuisée, elle a tout donnée dans les 200 derniers mètres. Elle a passé plein de gens, ça m’a scotché..

Ensuite, personnellement, l’autre souvenir marquant, c’est quand j’ai fini deuxième à Saran au Challenge National des Ligues. En fait, c’était mon premier 20 minutes de marche et je ne m’attendais pas à faire ça. J’ai souffert pendant cette course, c’était très dur. J’étais au coude à coude avec une fille qui ne lâchait rien et le fait de la sentir derrière moi ça m’a vraiment aidé à tout donner et je finis deuxième, pas très loin de la première. Beau souvenir. J’espère en avoir d’autres !

 

8. Quels sont tes projets, tes ambitions sportives ?

Dans le sport, dans un futur très proche, l’objectif est d’aller aux championnats de France Cadets en marche, que ce soit en salle ou en extérieur. Cet hiver j’aimerais bien être finaliste (8ème) et cet été, un top 5 ou top 3, ce serait bien. Je sais que je suis cadette 1ère année, donc le podium, ce n’est pas l’objectif, c’est encore une année où je découvre le niveau cadet, il y en a des plus grandes que moi (cadettes 2) dont Chloé LEROCHE qui est intouchable puisque c’est la meilleure française, elle rivalise avec les élites.. Il faut que je continue sur cette année à me faire plaisir, à toucher un peu à tout. De toute façon, j’ai envie de garder le contact sur d’autres disciplines. J’aime l’athlétisme quelque soit la discipline.

Dans un futur plus lointain, j’aimerais bien un jour gagner les championnats de France, battre le record de ma mère au 3000m (14’00”94). Et ensuite, pourquoi pas espérer un jour une sélection en équipe de France pour des Coupes d’Europe, pouvoir partir à l’étranger avec toute la team de marche ce serait bien ! Surtout qu’en ce moment, en marche en France, on est vraiment bon.

Et un petit plus que je me suis mis cette année en tête. Comme ma grand-mère a pris la présidence de la commission nationale de marche, j’aimerais bien un jour monter sur le podium et que ce soit elle qui me remette la médaille.

Mais pour l’instant, je n’ai pas envie de ne faire que ça de ma vie, je veux faire des études, avoir un métier. Aujourd’hui je ne sais pas si je serais capable d’arrêter l’athlétisme à cause des études, mais je n’ai pas envie que l’athlétisme prenne trop le pas non plus sur les autres aspects de ma vie. Je sais que ma mère a réussi à faire les deux et tout ça en étant athlète de haut niveau à l’époque. Donc ce n’est pas impossible.

 

9. As-tu des choses à ajouter ?

Pour finir, je parlerais de mon club. Je ne me verrais pas autre part qu’à l’ASPTT Dijon car on a un bon groupe, on a une bonne cohésion et cela même avec les plus grands.

Pour moi, le plus important dans un club, c’est la convivialité et à l’ASPTT Dijon c’est vraiment ce qui ressort. Que ce soit avec les athlètes, les entraîneurs ou dans d’autres groupes, tu es toujours bien entouré, bien accueilli. Ce sont des choses qui me feront rester.

 

 

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